La version de votre navigateur est obsolète. Nous vous recommandons vivement d'actualiser votre navigateur vers la dernière version.

Contenu

Les incivilités envers les équipes vétérinaires atteignent un niveau alarmant dans la francophonie.

Posté le 08/05/2026

Paris, le 15 mai 2026 — Une étude 1 menée en 2025 par la Fédération des associations francophones de vétérinaires pour animaux de compagnie auprès de plus de 700 vétérinaires dans une dizaine de pays francophones dresse un constat préoccupant : les incivilités de la part de certains propriétaires d’animaux sont désormais répandues dans les cliniques vétérinaires. Cette situation, en nette aggravation selon une majorité de professionnels, soulève des enjeux majeurs pour la santé mentale des équipes, la gestion des établissements et l’avenir même de la profession.

Selon les données recueillies, près de 78 % des vétérinaires déclarent avoir été victimes de reproches ou d’insultes de la part de clients au cours de la dernière année. Ces comportements, qui étaient auparavant considérés comme des cas isolés, semblent désormais être devenus monnaie courante. À cela s’ajoute le fait que 77 % des répondants rapportent avoir été confrontés à des cris ou à des altercations, révélant un climat de tension émotionnelle croissante dans leurs interactions avec la clientèle.

Les enjeux financiers apparaissent également comme une source importante de conflit. En effet, 79 % des vétérinaires indiquent avoir déjà fait face à un refus de paiement pour des soins prodigués. Cette réalité complexifie la relation de confiance entre les professionnels et les propriétaires d’animaux, tout en fragilisant l’équilibre économique des cliniques.

Le personnel de soutien — les techniciens, les assistants et les réceptionnistes — est particulièrement exposé à ces comportements. Pas moins de 84 % d’entre eux affirment avoir été victimes de cris ou d’agressivité verbale. En première ligne dans l’accueil et la communication avec les clients, ces employés subissent de plein fouet les tensions, souvent sans les ressources ou le soutien nécessaires pour y faire face.

Les incivilités ne se limitent plus aux interactions en clinique. En effet, environ 43 % des vétérinaires ont affirmé avoir fait l’objet de menaces à leur réputation sur les réseaux sociaux. Cette évolution marque un déplacement des conflits vers l’espace numérique. Les critiques peuvent y prendre rapidement de l’ampleur et nuire à la crédibilité des établissements. Au total, un professionnel sur six relate même des menaces d’agression physique, accentuant le sentiment d’insécurité.

Face à ces comportements, les cliniques vétérinaires ont dû adopter des mesures de plus en plus fermes. Ainsi, 68 % des établissements ont déjà refusé de servir certains clients, tandis que 51 % ont dû expulser des individus présentant un comportement abusif. Ces actions, qui étaient autrefois exceptionnelles, sont en train de devenir des pratiques courantes pour assurer la sécurité du personnel et maintenir un environnement de travail sain.

Les conséquences de ces incivilités sur la profession sont profondes. Deux tiers des vétérinaires disent que leur moral est affecté, et près de 17 % envisagent de quitter la pratique. Dans un contexte où plusieurs régions font déjà face à une pénurie de vétérinaires, ces chiffres sont particulièrement préoccupants. Les impacts sur la santé mentale sont également significatifs : 49 % des professionnels rapportent des symptômes d’épuisement professionnel, 21 % des signes de dépression, 15 % des arrêts de travail et 10 % des démissions.

La perception générale des répondants confirme une aggravation du phénomène. En effet, environ 64 % des vétérinaires pensent que les incivilités ont augmenté au cours des dernières années, dont 22 % qui parlent d’une augmentation significative. Cela renforce l’idée que le problème est systémique et qu’une réponse structurée et collective est nécessaire.

 

« Il est urgent d’agir pour protéger les équipes vétérinaires et préserver l’intégrité de la profession »

Dre Soukaina Azib, présidente de la Fédération des associations

francophones de vétérinaires pour animaux de compagnie.

 

Dans ce contexte, plusieurs pistes d’action émergent. D’abord, les incivilités doivent être reconnues comme un véritable enjeu de santé au travail. Elles ne relèvent pas uniquement de la relation avec la clientèle ; elles sont comparables au stress ou à la surcharge professionnelle.

Ensuite, la protection des équipes doit devenir une priorité organisationnelle. Cela implique la mise en place de formations en gestion de conflits, l’élaboration de protocoles clairs pour faire face aux comportements agressifs, et un soutien actif aux employés victimes d’incivilités.

Les cliniques sont également appelées à formaliser des politiques de tolérance zéro. L’adoption de chartes de comportement pour les clients et de procédures encadrant le refus de service ou l’expulsion devient essentielle pour établir des limites claires.

Par ailleurs, la gestion de la réputation numérique s’impose désormais comme un enjeu stratégique. Les établissements doivent se doter d’outils et de compétences pour répondre de manière professionnelle aux critiques en ligne, tout en documentant les cas de harcèlement ou de diffamation.

Enfin, une réponse collective apparaît indispensable. Les ordres professionnels, les associations vétérinaires, les réseaux de cliniques et les institutions de formation doivent impérativement collaborer afin de sensibiliser le public aux réalités de la médecine vétérinaire et promouvoir des relations respectueuses entre les propriétaires d’animaux et les équipes de soins.

En conclusion, les incivilités envers les équipes vétérinaires ne peuvent plus être considérées comme des incidents isolés. Elles constituent désormais un enjeu majeur qui touche à la fois la qualité des soins, le bien-être des professionnels et la pérennité du secteur. Une mobilisation rapide et concertée s’impose pour inverser cette tendance et rétablir un climat de respect au sein des cliniques vétérinaires.

 

Pour consulter l’ensemble du rapport incluant les statistiques pour chaque nation, l’analyse détaillée et les pistes d’actions stratégiques

 

1. Sondages réalisés entre janvier et février 2026, par la Fédération des associations francophones de vétérinaires pour animaux de compagnie en collaboration avec l’Association des médecins vétérinaires du Québec en pratique des petits animaux, sur la plateforme Survey Monkey, auprès de 741 médecins vétérinaires travaillant principalement en pratique des animaux de compagnie au sein de la francophonie. Répartition des répondants : France (55 %), Québec (29,5 %), Maroc (6 %), Tunisie (2 %), Suisse (1,5 %), Burkina Faso (1,5 %) et pour le Gabon, le Luxembourg, la Nouvelle-Calédonie et le Burundi (0,5 %). La FAFVAC regroupe l’Algérie, la Belgique, le Burkina Faso, le Burundi, la France, le Gabon, le Mali, le Maroc, le Québec, la Suisse et la Tunisie. Ses objectifs, entre autres, sont d’harmoniser les activités entre les associations vétérinaires francophones, de faciliter la diffusion de l’information scientifique et de promouvoir des projets communs concernant le bien-être des animaux de compagnie. www.fafvac.org

Lire la suite »

Prix de la francophonie vétérinaire 2025

Posté le 18/12/2025

Remis au Dr Mohamed Gharbi

 

Dr Mohamed GharbiDr Mohamed Gharbi

Le 28 novembre 2025, à l’occasion du congrès annuel de l’AFVAC, la Fédération des associations francophones de vétérinaires d’animaux de compagnie (FAFVAC*) a eu l’immense honneur de décerner son Prix de la francophonie vétérinaire 2025 au professeur Mohamed Gharbi, éminent vétérinaire tunisien et figure incontournable de la parasitologie vétérinaire.

Depuis 17 ans, la FAFVAC met en lumière des vétérinaires dont les contributions ont profondément fait avancer la médecine des animaux de compagnie au sein de l’espace francophone. Cette année, c’est donc avec une grande fierté qu’elle distingue le parcours remarquable du Dr Gharbi, diplômé de l’École nationale de médecine vétérinaire de Sidi Thabet en 1993.

Après l’obtention de son doctorat en médecine vétérinaire en 1995, avec une thèse portant sur la contamination des carcasses bovines par les salmonelles, le Dr Gharbi oriente sa carrière vers la parasitologie, un domaine auquel il consacrera l’ensemble de sa vie professionnelle, combinant enseignement, recherche et engagement international.

Professeur de parasitologie à l’École nationale de médecine vétérinaire de Sidi Thabet depuis 2002, il complète sa formation par un diplôme d’études approfondies en biologie moléculaire portant sur l’épidémiologie de la maladie de Lyme en Tunisie, puis par une thèse de 3e cycle en parasitologie à l’Institut national polytechnique de Toulouse, consacrée à l’impact économique de la theilériose bovine. Nommé maître de conférences en 2010, il devient professeur hospitalo-universitaire en 2017.

De 2011 à 2022, il dirige le Laboratoire d’épidémiologie d’infections enzootiques des herbivores, soutenu par le ministère tunisien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Son expertise est reconnue bien au-delà des frontières tunisiennes : très sollicité à l’international, il a enseigné et donné des conférences en Algérie, en Jordanie, au Liban, en Allemagne et en Italie, contribuant activement au rayonnement de la francophonie vétérinaire.

Chercheur passionné et prolifique, le Pr Gharbi s’est illustré par des travaux majeurs sur les tiques, la theilériose bovine et divers protozoaires, tels que ToxoplasmaSarcocystis ou Neospora. Son tout premier article scientifique, consacré à la brucellose et publié dans une revue française, demeure pour lui un souvenir fondateur d’une carrière scientifique d’une exceptionnelle fécondité.

Il est l’auteur de 153 articles publiés dans des revues internationales de premier plan — Plos OneVaccineScientific ReportsParasites & VectorsParasite —, ainsi que de dix ouvrages, dont un chapitre dans Veterinary Vaccines: Principles and Applications (2021). Ses manuels et aide-mémoires sont aujourd’hui des références pour les étudiants vétérinaires.

Son engagement comme relecteur scientifique est unanimement salué : rigoureux, exigeant et généreux, il est reconnu comme un « relecteur hors pair », notamment au sein du Bulletin de l’Académie vétérinaire de France, dont il est rédacteur en chef depuis 2022. Il est également membre associé de l’Académie vétérinaire de France et coauteur, avec Jacques Cabaret, d’Examens de parasitologie pour le praticien vétérinaire : Aide-mémoire (Éditions Médicom, 2024).

Au-delà du chercheur et de l’académicien, la FAFVAC rend hommage à l’homme de terrain, au pédagogue passionné et au bâtisseur de ponts. Le Pr Gharbi contribue de façon déterminante à la présence et au dynamisme des étudiants tunisiens lors des congrès de l’AFVAC, favorisant le renouvellement et la vitalité de la francophonie vétérinaire.

Par la qualité exceptionnelle de sa production scientifique, son dévouement à l’enseignement, son sens du service et son engagement profond envers la francophonie, le professeur Mohamed Gharbi incarne pleinement les valeurs que ce prix célèbre.

C’est donc avec une immense fierté que la FAFVAC lui remet aujourd’hui son Prix de la francophonie vétérinaire 2025.

Félicitations au professeur Mohamed Gharbi pour cette distinction pleinement méritée.

* La Fédération, qui regroupe l'Algérie, la Belgique, le Burundi, le Burkina Faso, la France, le Gabon, le Mali, le Maroc, la Suisse, la Tunisie, et le Québec, poursuit sa mission d’harmonisation des activités des associations vétérinaires francophones et de promotion de projets communs pour la santé et le bien-être des animaux de compagnie, tout en facilitant la diffusion et le partage de l’information scientifique.

 Photo: AFVAC
Dr Michel Pepin, vice-président FAFVAC, Dr Mohamed Gharbi , Dre Soukaina Azib, présidente de la FAFVAC, Dr Didier Fontaine, président de l'AFVAC, Dr Xavier Lévy, trésorier de la FAFVAC, Dr Sami Mzabi, vice-président de la FAFVAC, Dr Jean-François Rousselot, président sortant de l'AFVAC.Photo: AFVAC Dr Michel Pepin, vice-président FAFVAC, Dr Mohamed Gharbi , Dre Soukaina Azib, présidente de la FAFVAC, Dr Didier Fontaine, président de l'AFVAC, Dr Xavier Lévy, trésorier de la FAFVAC, Dr Sami Mzabi, vice-président de la FAFVAC, Dr Jean-François Rousselot, président sortant de l'AFVAC.

 

Remerciements du Dr Gharbi

En marge du congrès de l’AFVAC à Marseille, la FAFVAC m’a honoré en me décernant le Prix de la francophonie vétérinaire. La remise de ce prix fut l’occasion de rencontrer plusieurs consœurs et confrères dans une ambiance fort sympathique et amicale.

Francophone et francophile, je me suis ressourcé depuis ma tendre enfance auprès des auteurs français, d’abord Jules Verne pour finir avec Proust, en passant par Giono, Deforges, Camus, Flaubert, Sabatier, Gary, Maupassant… la liste est très longue. Cet amour de la langue s’est concrétisé en moi avec la publication d’articles scientifiques dans plusieurs revues françaises.

Je tiens à remercier tous les membres de la FAVFAC, notamment la Dre Soukaina Azib et le Dr Sami Mzabi pour leur rôle dans cette nomination. Je ne remercierais jamais assez le Dr Jean-Francois-Rousselot et le Dr Gilles Chaudieu de l’AFVAC pour leur soutien inconditionnel.

J’espère pouvoir continuer à œuvrer à travers la francophonie pour une meilleure santé globale en tant qu’enseignant de parasitologie à l’école vétérinaire UniLaSalle de Rouen.

 

 

Lire la suite »

Journée mondiale contre la rage

Posté le 28/09/2025
Chiens errants : la stérilisation, une arme essentielle contre la rage
 
Dans le cadre de la Journée mondiale contre la rage 2025, la Fédération des associations francophones de vétérinaires pour animaux de compagnie (FAFVAC) est heureuse d’offrir à toute la francophonie vétérinaire et en exclusivité la très intéressante conférence de la Dre Marie-Josée Simard. Cette médecin vétérinaire québécoise, grâce à son expertise, a réalisé au cours des dernières années des milliers de stérilisations canine et féline sur plusieurs continents.
Sa présentation s’intitule « Clinique de stérilisation et de vaccination. Trucs et astuces pour des résultats optimaux». Elle s’adresse à tous les vétérinaires et à leur équipe médicale qui désirent organiser des cliniques de stérilisation massive dans le but de contrôler la divagation canine et de prévenir la propagation de la rage dans les pays où ce grave problème de santé animale et de santé publique est une triste réalité.
 
La Dre Simard aborde de nombreux sujets : les objectifs de la mission, la définition des attentes, la planification, le budget, l’organisation, le transport, les installations, la promotion, la collaboration, la mise en place de stations de travail, l’introduction au concept « capturer-stériliser-relâcher », les techniques d’anesthésie et d’analgésie, l’entrée des données, l’analyse des résultats, etc.
 
Cette conférence est une réponse aux conclusions du rapport « Chiens errants : la stérilisation, une arme essentielle contre la rage», publié par la FAFVAC en septembre 2025. Dans cette étude, elle appelait les autorités publiques, les organisations vétérinaires et les communautés locales à unir leurs efforts autour de deux priorités :
 
• La stérilisation massive et organisée des chiens errants.
• La vaccination généralisée contre la rage.
 
La FAFVAC concluait également que les vétérinaires sont prêts à agir, mais qu'ils ont besoin d’un appui politique, financier et logistique pour protéger la santé des animaux et des populations humaines ».
 
Finalement, nous vous invitons à consulter les vidéos du Dr Xavier Lévy, spécialiste en reproduction animale, réalisé pour le compte de la FAFVAC. Ces vidéos décrivent les différentes techniques chirurgicales de stérilisation des chattes et des chiennes, ainsi que de castration des chats et des chiens.
 
Pour en savoir plus sur la FAFVAC, consultez le site https://fafvac.org
 
 
Castration de chats: 
 
Lire la suite »

Journée mondiale contre la rage

Posté le 10/09/2025

 

Chiens errants : la stérilisation, une arme essentielle contre la rage

 

À l’occasion de la Journée mondiale de la rage, la Fédération des associations francophones de vétérinaires pour animaux de compagnie (FAFVAC) rappelle que la stérilisation massive constitue l’une des solutions les plus efficaces pour contrôler les populations de chiens errants et réduire les risques liés à la rage. Dans le monde, on estime à plusieurs centaines de millions le nombre de chiens vivant en liberté. Cette situation entraîne des conséquences graves en matière de santé publique, de sécurité et de protection animale.

 

Un problème majeur confirmé par les vétérinaires africains francophones

En février et mars 2025, la FAFVAC* a sondé 263 vétérinaires de sept pays (Algérie, Burundi, Burkina Faso, Gabon, Mali, Maroc et Tunisie).

  • 98 % estiment que l’errance canine est un problème majeur dans leur pays.
  • 94 % constatent qu’il touche directement leur ville ou village.
  • 88 % jugent que la situation est hors de contrôle.

Les vétérinaires identifient principalement des chiens sans propriétaires, mais aussi des animaux laissés en liberté par leurs maîtres, voire retournés à l’état sauvage.

 

Les causes:

  • 69 % dénoncent le manque de volonté politique pour organiser des campagnes de stérilisation.
  • 42 % relèvent les freins culturels à la stérilisation des chiens de compagnie.

D’autres soulignent la pauvreté, le manque de matériel, de médicaments ou de personnel qualifié.

 

Les conséquences:

  • 91 % mentionnent les morsures sur humains et animaux,
  • 78 % la transmission de maladies zoonotiques,
  • 61 % la peur dans les communautés. 

Sans oublier l’insalubrité et l’impact négatif sur l’image des pays à l’international.

 

Des pratiques contestées, des solutions claires

Les méthodes actuelles de gestion varient d’un pays à l’autre :

  • 45 % signalent le recours au tir,
  • 27 % à l’empoisonnement,
  • 21 % à la stérilisation,
  • 14 % à des programmes « attraper-stériliser-relâcher ».

 

Or, les vétérinaires sont clairs sur ce qu’il faudrait privilégier :

  • 77 % recommandent la stérilisation de masse,
  • 71 % la sensibilisation des communautés,
  • 57 % la capture et l’identification des chiens.

 

Campagnes de stérilisation : un engagement massif des vétérinaires

Bien que seuls 24 % des vétérinaires aient déjà participé à une campagne de stérilisation massive, 95 % se disent prêts à s’y engager, parfois bénévolement, si le matériel et les infrastructures sont fournis.

L’identification des chiens stérilisés demeure toutefois insuffisante et non standardisée :

  • 41 % utilisent des étiquettes auriculaires,
  • 18 % le tatouage,
  • 9 % des colliers,
  • 3 % des micropuces,
  • 28 % n’appliquent aucun marquage.

 

 Rage : une menace persistante, mais une vaccination accessible

L’errance canine accroît le risque de transmission de la rage, une maladie mortelle. Heureusement, le vaccin est accessible dans la majorité des pays sondés :

  • 91 % des vétérinaires confirment la disponibilité du vaccin antirabique pour les animaux,
  • 80 % jugent l’accès au vaccin post-exposition pour les humains satisfaisants,
  • 87 % soulignent que des campagnes de vaccination gratuite sont déjà en place.

 

 Un appel à l’action concertée

La FAFVAC appelle les autorités publiques, les organisations vétérinaires et les communautés locales à unir leurs efforts autour de deux priorités :

  • La stérilisation massive et organisée des chiens errants.
  • La vaccination généralisée contre la rage.

 

Conclusion

« Les vétérinaires sont prêts à agir, mais ils ont besoin d’un appui politique, financier et logistique pour protéger la santé des animaux et des populations humaines », affirme la FAFVAC.

 

* Pour consulter l'ensemble du sondage et du rapport.

 

 

 

Lire la suite »

Jean-François Rousselot, lauréat du Prix de la francophonie vétérinaire

Posté le 04/12/2024

 

 

Michel Pepin, vice-président FAFVAC (Québec), Xavier Lévy, trésorier FAFVAC (France), Sami Mzabi, administrateur FAFVAC (Tunisie), Jean-François Rousselot, Soukaina Azib, présidente FAFVAC (Maroc), et Didier Fontaine, président de l’AFVAC. Crédits : AFVACMichel Pepin, vice-président FAFVAC (Québec), Xavier Lévy, trésorier FAFVAC (France), Sami Mzabi, administrateur FAFVAC (Tunisie), Jean-François Rousselot, Soukaina Azib, présidente FAFVAC (Maroc), et Didier Fontaine, président de l’AFVAC. Crédits : AFVAC

 

Le 22 novembre dernier, lors du congrès annuel de l’AFVAC à Lyon, la Fédération des associations francophones de vétérinaires d’animaux de compagnie (FAFVAC) a décerné son Prix de la francophonie vétérinaire au Dr Jean-François Rousselot.

Chaque année depuis 16 ans, la FAFVAC s’est donné comme mission de mettre en évidence des médecins vétérinaires ayant contribué à faire avancer la profession vétérinaire dans le domaine des animaux de compagnie dans leur pays, et ce, en favorisant sa diffusion dans l’ensemble de la francophonie.

La FAFVAC était donc extrêmement fière d’honorer le Dr Rousselot, qui, par ses actions, son implication, son dévouement, a permis à la francophonie vétérinaire de s’épanouir et de rayonner au cours des 15 dernières années. 

Lire la suite »

Le Maroc accède à la présidence de la FAFVAC

Posté le 13/12/2023

Suite à l'assemblée générale annuelle qui a eu lieu le 2 décembre 2023 à Lille en France,  la représentante du Maroc, la Dre Soukaina Azib a été élue présidente de la Fédération des associations francophones de vétérinaires pour animaux de compagnie (FAFVAC). 

 

 

La Dre Azib, diplômée en1997 de l’Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II, exerce en tant que praticienne dans son cabinet vétérinaire à Rabat. Membre fondatrice de l’Association marocaine des vétérinaires pour Animaux de Compagnie (AMVAC), elle est très active au sein de sa profession. Elle siège également au Conseil National de l’Ordre national des Vétérinaires du Maroc et agit comme secrétaire générale adjointe à l’Association des vétérinaires africains (AVA).

Lire la suite »

La vaste majorité des médecins vétérinaires ignorent complètement s'ils sont bien protégés contre la rage

Posté le 09/11/2023

 

C’est le très inquiétant constat qui ressort de ce vaste sondage1 réalisé par la Fédération des associations francophones de vétérinaires pour animaux de compagnie (FAFVAC)2 auprès de 555 médecins vétérinaires travaillant en pratique des animaux de compagnie ou en pratique mixte au sein de la francophonie.

 

Bien que dans le monde la rage soit responsable annuellement du décès de près de 60 000 hommes et de femmes et que les médecins vétérinaires soient bien au fait de l’importance et de l’efficacité de la vaccination pour protéger tant les animaux que les humains, il est extrêmement préoccupant de découvrir qu’eux-mêmes semblent très mal renseignés sur leur propre degré de protection.

Même si les résultats obtenus lors de cette enquête révèlent que la moitié des médecins vétérinaires interrogés avouent avoir déjà été mordus, avec lacération de la peau, au moins une fois dans leur carrière, un médecin sur quatre souligne ne pas être vacciné contre la rage ! Pourtant, 70 % des médecins vétérinaires sondés jugent qu’il est « assez important » ou « très important » d’être vaccinés. 

Un autre élément frappant de cette étude est le constat que, peu importe les continents, il n’existe aucune unanimité chez les médecins vétérinaires en ce qui concerne leur compréhension de la durée de protection des vaccins antirabiques qui leur sont administrés. La moitié des médecins vétérinaires de la francophonie pensent que l’immunité dure cinq ans ou moins, et l’autre moitié croit qu’elle dure dix ans et plus! 

C’est au Maroc que les médecins vétérinaires estiment que l’immunité conférée par le vaccin est la moins longue : 94,1 % croient qu’elle dure cinq ans ou moins. Le Maroc est suivi du Mali à 87,6 % et du Burkina Faso à 85,8 %. En Suisse, les trois quarts des médecins vétérinaires estiment que l’immunité dure dix ans et plus, suivie de la France à 75,1 % et du Québec à 66,5 %.

 

 

Lire la suite »

Le Dr Eric Guaguère récipiendaire du prix international de la francophonie vétérinaire 2022

Posté le 07/12/2022

Le Dr Stéphane Dewaels, président de la FAFVAC et le récipiendaire, le Dr Eric GuaguèreLe Dr Stéphane Dewaels, président de la FAFVAC et le récipiendaire, le Dr Eric GuaguèreLe 2 décembre dernier, dans la grande salle du Palais Pharo à Marseille, la Fédération des associations vétérinaires francophones pour animaux de compagnie (FAFVAC) 1, a remis au Dr Éric Guaguère, son prestigieux Prix de la francophonie vétérinaire.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence de nombreux médecins vétérinaires et dignitaires dans le cadre du congrès annuel de l’Association française de vétérinaires pour animaux de compagnie (AFVAC) 2

Cette reconnaissance internationale est décernée depuis 2008 à un médecin vétérinaire qui, par ses activités et sa carrière, a permis de faire progresser la profession vétérinaire dans le domaine des animaux de compagnie dans son pays, tout en favorisant son développement dans l’ensemble de la francophonie.

Lire la suite »

Le Burundi rejoint la FAFVAC

Posté le 05/07/2022

Nous sommes heureux de vous annoncer que l'Association  burundaise des médecins vétérinaires en charge des animaux de compagnie (AVMVAC Burundi) est désormais une organisation membre de la Fédération des associations francophones de vétérinaires pour animaux de compagnie. 

Dr Jean-Claude Manirambona, présidentDr Jean-Claude Manirambona, président

 

 
Lire la suite »

La Belgique accède à la présidence de la FAFVAC

Posté le 31/01/2022

Une première pour la Belgique. En janvier dernier, son représentant, le Dr Stéphane Dewaels a été élu à la présidence de la Fédération des associations francophones de vétérinaires pour animaux de compagnie (FAFVAC). 

 

Dr Stéphane Dewaels, président de la FAFVAC.Dr Stéphane Dewaels, président de la FAFVAC.

 

Rappelons que cette fédération fondée en 2006 rassemble près d’une dizaine d’associations et regroupe tout près de 4 000 médecins vétérinaires. Les objectifs de la FAFVAC sont d’harmoniser les activités entre les associations, faciliter la diffusion del’information scientifique et promouvoir des projets communs concernant le bien-être animal et le concept Une seule santé

Le Dr Dewaels, membre de l’Union professionnelle vétérinaire en Belgique, est diplômé de l’Université de Liège en 2010 et pratique à Chaumont-Gistoux, une commune francophone de Belgique située en région wallonne.

Lors de son mandat, il entend poursuivre les actions déjà entreprises, accentuer la sensibilisation à la problématique de la rage et favoriser l’aide au développement d’associations en pratique des petits animaux au sein de l’Afrique francophone. 

Actuellement, les nations membres à différents titres de la FAFVAC sont la Belgique, le Burkina Faso, la France, le Mali, le Maroc, le Gabon, le Québec, la Suisse et la Tunisie.

Outre la présidence, le bureau est constitué des trois vice-présidents suivants: les Drs  Sidiki Konate (Mali), Soukaina Azib (Maroc) et Michel Pepin (Québec). Au poste de trésorier, on retrouve le Dr Claude Beata (France) et comme secrétaire général, le Dr Xavier Lévy (France).  

 

 Source : Fafvac.org

 

Lire la suite »